Quand on parle d’alpage, on pense aux Alpes ou aux Pyrénées. Mais cette pratique existe dans d’autres massifs montagneux tels les Vosges ou le Jura.
Les alpages jurassiens sont organisés sur le même modèle. L’alpage tient son nom du chalet, qui est une construction en pierre large et basse couverte d’un toit en zinc à 4 pans. Le rôle du chalet est multiple. Il sert d’abri aux animaux (entre 100 et 150 bovins), l’écurie étant la plus grande partie du bâtiment. Il abrite également le berger. Et, il permettait la fabrication des fromages à partir du lait des vaches estivantes.
Autour du chalet, s’étendent les pâturages délimités par des murets en pierre et divisés en parcs, eux même divisés en sous-parcs. Le berger gère l’utilisation des parcs en fonction de la pousse de l’herbe. Chaque parc est pâturé 2 à 3 fois au cours de l’estive, qui s’étale de la mi-mai à la mi-octobre.
L’eau est un élément primordial pour l’élevage. Aussi, chaque parc est équipe d’une citerne remplie grâce au captage de l’eau de pluie. Les captages les plus anciens sont formés par des tôles posées sur le sol. Cependant, les communautés des communes réhabilitent certains points d’eau.
Les pâturages sont en effet la propriété d’institutions (hôpitaux) ou de communes. Les troupeaux appartiennent à plusieurs propriétaires qui se regroupent pour louer l’alpage et embaucher un berger. Les troupeaux sont de plus en plus souvent suisses. Ils se reconnaissent facilement par la diversité des races qui le compose.
Le berger (français ou suisse) veille sur le troupeau, gère les par cet leur entretien. L’évolution des pratiques fait que la majorité des animaux des alpages sont des génisses. Le berger ne fabrique plus de fromages.
Les pâtures ne sont pas seulement constituées de prairies. Les arbres sont également présents, ces pâtures sont appelés les pré-bois.





